L’ex manager de Gims et de Vitaa encourt une peine de prison. Pour cause, une accusation d’escroquerie.

Un ancien manager du rappeur Maître Gims est condamné à un an de prison ferme. La vraie raison : une escroquerie d’envergure. Les détails dans la suite.

Un manager de renom

Maître Gims, qui a décidé de se faire appeler Gims récemment, est connu du grand public pour ses tubes. En 2013, son titre Bella devient un succès. Par la suite, les réussites s’enchaînent pour le chanteur. Il lui est alors venu l’idée de fonder une maison de production. En 2015, Gims crée Monstre Marin Corporation. Le but principal était de créer un album qui serait intitulé “Djuna Family”.

Il décide par la suite de confier la gestion de ce label à un manager. C’est là que commencent les soucis. Le manager qu’il a engagé était déjà connu dans le milieu. Cet homme a procédé à des actions malveillantes envers les partenaires. Selon les informations officielles, il aurait escroqué Universal Music France d’une grosse somme d’argent. Les faits se sont déroulés entre 2014 et 2016.

L’accusé nie les faits

L’ancien Manager de Gims aurait en effet émis des fausses factures qui ont été payées par Universal Music France. Ces notes intègrent entre autres des paiements pour des enregistrements en studio, des frais de voyage et de séances photo pour l’album. Tout cela ne correspondait à aucune prestation réelle. Toutefois, ce projet ne se concrétise point, malgré toutes les dépenses effectuées. De son côté, le chanteur Gims affirme n’avoir rien usé de ces services cités. En outre, le nom de la chanteuse Vitaa a également été utilisé pour forger des fausses factures.

Le manager de Gims et Vitaa n’est pas venu à son audience. En effet, il réfute toutes les accusations le concernant. Pour sa défense, il évoque donc la particularité du milieu. “J’établis un budget pour un album et un contrôle de gestion valide, mon rôle est de fluidifier le système” a-t-il expliqué. Toujours selon ses dires, il n’est d’ailleurs qu’une partie du rouage de validations de décaissements. En outre, son avocat prétend que les services ont été données à des prestataires. Cependant, le tribunal correctionnel de Créteil a condamné le prévenu à 24 mois de prison 12 mois de prison ferme et 12 mois avec sursis. Au total, il aurait donc dépouillé une somme environnant les 300.000 euros à Universal.